| Titre : |
LE TRES -BAS |
| Type de document : |
texte imprimé |
| Auteurs : |
CHRISTIAN BOBIN, Auteur |
| Editeur : |
GALLIMARD |
| Année de publication : |
1992 |
| Collection : |
L'UN ET L'AUTRE |
| ISBN/ISSN/EAN : |
978-2-07-072715-5 |
| Note générale : |
Auteur contemplatif, il donne à ses textes un caractère presque religieux par l’emploi d’une prose poétique et aérienne qui invite au recueillement et à la méditation. La foi chrétienne tient ainsi une place importante dans son œuvre, dont Le Très-Bas (1992) et Ressusciter (2001) sont les exemples les plus frappants. Christian Bobin déclarait à ce sujet en 2010 dans Psychologies : « Ma foi est de l’ordre de la contemplation : c’est ne pas me remettre d’être sur Terre, c’est être étonné comme un nouveau-né, c’est avoir un appétit immense du « jamais vu » de la vie. Cela n’a rien à voir avec le Dieu enfermé dans les consignes automatiques des Églises10. » La religion est pourtant loin d’être son seul sujet de prédilection.
Abordant des thèmes universels, comme l’enfance, la mélancolie et l’absence, ses ouvrages sont comme des fragments de vie appartenant tous au même puzzle. Voguant entre essai et poésie, Christian Bobin marque sa préférence pour la brièveté. Ses livres prennent ainsi parfois la forme d’un journal intime, comme dans Autoportrait au radiateur (1997), ou d’une suite de lettres, comme dans Un bruit de balançoire |
| Langues : |
Français (fre) |
| Mots-clés : |
saint françois d'assise |
| Index. décimale : |
235 Etres spirituels:les saints,les anges,Vie des saints,béatifications
|
| Résumé : |
«L'enfant partit avec l'ange et le chien suivit derrière. Cette phrase convient merveilleusement à François d'Assise. On sait de lui peu de choses et c'est tant mieux. Ce qu'on sait de quelqu'un empêche de le connaître. Ce qu'on en dit, en croyant savoir ce qu'on dit, rend difficile de le voir. On dit par exemple : Saint-François-d'Assise. On le dit en somnambule, sans sortir du sommeil de la langue. On ne dit pas, on laisse dire. On laisse les mots venir, ils viennent dans un ordre qui n'est pas le nôtre, qui est l'ordre du mensonge, de la mort, de la vie en société. Très peu de vraies paroles s'échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n'ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre. L'enfant partit avec l'ange et le chien suivit derrière.»
Christian Bobin. |
| Note de contenu : |
Le Très-Bas n'est pas une biographie ni une hagiographie comme les autres. C'est une promenade, telle que Bobin les affectionne, au cœur de l'âme, celle de ce beau jeune homme qu'était François d'Assise. Il en visite les images les moins connues : celle de l'enfance dont les Textes ne disent rien, celle du jouisseur de la vie et de ses plaisirs, rêvant de chevalerie et de belles princesses. Il cueille au passage les couleurs et les étoiles que contient chacun de ses livres : la beauté des mères, l'amour, l'éternel, la joie, l'enfant, l'ange et le sourire de Dieu. Si François d'Assise est un saint, c'est parce qu'il est un "merveilleux conducteur de joie" et parce qu'il a compris que "la vérité n'est pas dans la connaissance qu'on en prend mais dans la jouissance qu'elle donne".
Christian Bobin a semble-t-il trouvé en la vie de François d'Assise une très fidèle illustration de ce chemin qui parcourt l'ensemble de son oeuvre (citons La Part manquante, Éloge du rien, La Souveraineté du vide…). Celui qui conduit au dépouillement et à l'amour, au don et à l'adhésion à la vie. --Laure Anciel |
LE TRES -BAS [texte imprimé] / CHRISTIAN BOBIN, Auteur . - GALLIMARD, 1992. - ( L'UN ET L'AUTRE) . ISBN : 978-2-07-072715-5 Auteur contemplatif, il donne à ses textes un caractère presque religieux par l’emploi d’une prose poétique et aérienne qui invite au recueillement et à la méditation. La foi chrétienne tient ainsi une place importante dans son œuvre, dont Le Très-Bas (1992) et Ressusciter (2001) sont les exemples les plus frappants. Christian Bobin déclarait à ce sujet en 2010 dans Psychologies : « Ma foi est de l’ordre de la contemplation : c’est ne pas me remettre d’être sur Terre, c’est être étonné comme un nouveau-né, c’est avoir un appétit immense du « jamais vu » de la vie. Cela n’a rien à voir avec le Dieu enfermé dans les consignes automatiques des Églises10. » La religion est pourtant loin d’être son seul sujet de prédilection.
Abordant des thèmes universels, comme l’enfance, la mélancolie et l’absence, ses ouvrages sont comme des fragments de vie appartenant tous au même puzzle. Voguant entre essai et poésie, Christian Bobin marque sa préférence pour la brièveté. Ses livres prennent ainsi parfois la forme d’un journal intime, comme dans Autoportrait au radiateur (1997), ou d’une suite de lettres, comme dans Un bruit de balançoire Langues : Français ( fre)
| Mots-clés : |
saint françois d'assise |
| Index. décimale : |
235 Etres spirituels:les saints,les anges,Vie des saints,béatifications
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| Résumé : |
«L'enfant partit avec l'ange et le chien suivit derrière. Cette phrase convient merveilleusement à François d'Assise. On sait de lui peu de choses et c'est tant mieux. Ce qu'on sait de quelqu'un empêche de le connaître. Ce qu'on en dit, en croyant savoir ce qu'on dit, rend difficile de le voir. On dit par exemple : Saint-François-d'Assise. On le dit en somnambule, sans sortir du sommeil de la langue. On ne dit pas, on laisse dire. On laisse les mots venir, ils viennent dans un ordre qui n'est pas le nôtre, qui est l'ordre du mensonge, de la mort, de la vie en société. Très peu de vraies paroles s'échangent chaque jour, vraiment très peu. Peut-être ne tombe-t-on amoureux que pour enfin commencer à parler. Peut-être n'ouvre-t-on un livre que pour enfin commencer à entendre. L'enfant partit avec l'ange et le chien suivit derrière.»
Christian Bobin. |
| Note de contenu : |
Le Très-Bas n'est pas une biographie ni une hagiographie comme les autres. C'est une promenade, telle que Bobin les affectionne, au cœur de l'âme, celle de ce beau jeune homme qu'était François d'Assise. Il en visite les images les moins connues : celle de l'enfance dont les Textes ne disent rien, celle du jouisseur de la vie et de ses plaisirs, rêvant de chevalerie et de belles princesses. Il cueille au passage les couleurs et les étoiles que contient chacun de ses livres : la beauté des mères, l'amour, l'éternel, la joie, l'enfant, l'ange et le sourire de Dieu. Si François d'Assise est un saint, c'est parce qu'il est un "merveilleux conducteur de joie" et parce qu'il a compris que "la vérité n'est pas dans la connaissance qu'on en prend mais dans la jouissance qu'elle donne".
Christian Bobin a semble-t-il trouvé en la vie de François d'Assise une très fidèle illustration de ce chemin qui parcourt l'ensemble de son oeuvre (citons La Part manquante, Éloge du rien, La Souveraineté du vide…). Celui qui conduit au dépouillement et à l'amour, au don et à l'adhésion à la vie. --Laure Anciel |
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